Le mémoire de fin d’étude

Après une fin de mois de décembre et un mois de janvier bien  chargé, il me faut faire plusieurs bilans successifs sur les semaines passées.

En premier lieu, il me faut traiter de la construction d’un mémoire de fin d’étude que je vais construire dans les prochaines semaines. En collaboration avec un étudiant du Master AIGEME, Esteban Grine, j’ai expérimenté l’utilisation de l’outil google hangout en mode « visioconférence » pour apporter aux autres étudiants mon expérience dans ce domaine.

Ayant déjà rédigé un mémoire de fin d’études (en Master d’école de commerce), je souhaitais partager mon expérience et donner quelques recommandations à ce sujet. Grâce aux multiples fonctionnalités de Google Hangout, et notamment la vision en direct de la conférence sur Youtube et son enregistrement pour une utilisation ultérieure, on a présenté certains aspects de la construction d’un mémoire. Je me suis ainsi attaché à expliquer mon expérience, basée sur une réflexion socio-constructiviste, et apprendre un peu plus de l’approche adoptée par Esteban, dite hypotético-déductive. Plus que nos présentations, nous avons pu mettre en avant certaines données à prendre en considération telles que la bonne problématisation de notre sujet, les ressources utiles à exploiter (qu’elles soient secondaires ou primaires), la bonne gestion du temps de travail de construction de notre travail. Enfin cette présentation nous a donné l’opportunité d’échanger avec nos pairs du Master AIIGEME et avoir une vision globale de l’avancée de chacun dans ses travaux du Master. Constatant l’intérêt positif de nos échanges, nous avons ainsi, d’un commun accord, pris l’initiative de renouveler nos échanges de façon hebdomadaire afin de communiquer de nouvelles informations sur les cours notamment mais pas seulement.

D’un point de vue plus personnel, toujours lié à la rédaction du mémoire du Master AIGEME, et comme demandé par nos responsables pédagogiques, j’ai proposé deux sujets possibles de mémoire : l’un porte sur l’accessibilité de contenus dans un dispositif de FOAD à des personnes en situation de handicap, l’autre basé sur l’ergonomie cognitive et la FOAD dans le cadre de la construction d’un MOOC. L’accessibilité de la formation pour tous est inscrite depuis 2005 dans la loi. Il n’est pourtant pas rare de voire des formations qui ne sont pas aménagées pour être proposées à des personnes en situation de handicap. Pourtant, les outils du numérique apportent de nombreuses fonctionnalités et outils pour permettre la formation de cette population, qui est statistiquement sous diplômée. Les scénarios pédagogiques dans les MOOCs demandent une vraie réflexion, certainement encore plus approfondie que par ailleurs. La raison en est simple. La formation n’est pas construite sur une population donnée avec ses caractéristiques propres mais est destinée à être à proposer à grande échelle à des populations diverses, n’ayant pas le même cursus pédagogique et professionnel, n’ayant pas la même culture, n’ayant pas les mêmes approches didactiques de l’apprentissage, d’autant plus dans une formation en ligne. Il est donc intéressant de se demander, étant donné la nouveauté des MOOCs, comment peut-on proposer une ergonomie cognitive du support pédagogique pour un bon apprentissage de tous, malgré les différences qui peuvent exister, aussi grandes soient-elles.

Il est intéressant de noter que la démarche de rédaction demandée dans le cadre du Master AIGEME est différente de celle que j’ai connue par le passé. En école de commerce, on nous proposait de trouver un objet d’étude qui pourrait être intéressant à traiter, d’en faire une revenue de littérature et tout en décelant les points non encore exploités, avant de proposer une problématique. Le travail demandé par le Master AIGEME est de proposer directement deux sujets avec des problématiques à traiter, avant une validation et l’attribution d’un tuteur pédagogique. Cela demande, selon moi, une plus grande réflexion pour pouvoir proposer des objets d’étude, non seulement bien délimités (ni trop large, ni trop restreint) mais également avec des zones non encore traitées dans la littérature et qui méritent qu’on y apporte une réflexion particulière. C’est une démarche selon moi plus responsabilisante, et donc à fortiori qui nous fait déjà travailler certaines compétences de réflexion individuelle, sans l’appui permanent d’un acteur externe.

Le mois de janvier s’est également accompagné de déplacements sur Paris. J’ai ainsi eu le plaisir de participer à un colloque sur les MOOCs à la Sorbonne Nouvelle ayant pour thème « Changer d’échelle en Europe : MOOCs, SMOOCs et pratiques collabratives ». Ce fut l’occasion d’en apprendre un peu plus sur les différents acteurs en France, notamment sur France Université Numérique, et les problématiques de l’activation de communauté. Des étudiants anciens et nouveaux du Master AIGEME et moi-même sommes  intervenu sur la première itération des MOOCs MPSW et DIY développés par la Sorbonne Nouvelle. Cela fera l’objet d’un prochain article, une fois ma réflexion à ce sujet plus construite.

Parallèlement, j’ai participé au forum Ilearning à Paris, dans lequel j’ai appréhendé certains outils du numérique tels que les méthodes de visioconférences. Là encore, j’aimerais apporter une réflexion sur les outils actuels de la formation professionnelle en e-learning qui connait de profondes mutations. Je n’en oublie pas mes formations chez ITMP où je continue à apprendre de l’ergonomie et de concevoir des modules de formation grâce au logiciel e doceo. Enfin, je n’en oublie pas mon activité dans le Master où de prochaines échéances vont me permettre d’acquérir des compétences nouvelles telles que la création d’un site Internet, portant sur le handicap en entreprise, le tutorat d’une formation, les modes de transmission des connaissances, la gestion du changement… J’ai donc une activité intense, mais qui me permet de mieux comprendre l’importance de dispositifs pédagogiques de formation à distance. C’est un sujet en constante évolution et qui fait l’objet d’échanges, de débats, de conseils, car en effet c’est un sujet en mouvement et qui ne peut se baser uniquement sur des approches théorique. C’est aussi dans le cadre du MOOC MPSW où j’essaye de m’investir que j’apprends des nouveaux outils du Web 2.0.

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