MOOCs et pratiques collaboratives

Le 21 Janvier 2015, une journée d’étude a été organisée à la Sorbonne Nouvelle intitulée « Changer d’échelle en Europe : MOOCS, SMOOCS et pratiques collaboratives.

L’occasion pour moi était d’intervenir, aux côtés de Valérie, Stéphanie, Vanessa et d’autres étudiants et acteurs du Master AIGEME sur l’introduction du MOOCs MPSW et les probabilités qui s’y attachent.

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J’ai, lors de cette journée, pris de nombreuses informations sur l’enseignement à distance. Ainsi, 30 universités proposent aujourd’hui en France de l’enseignement à distance. Or, de nouveaux acteurs de l’apprentissage arrivent tels que les concepteurs de MOOCs. Certaines Universités, et notamment Paris Sorbonne Nouvelle – Paris III, prennent elles aussi le parti pris de ces nouvelles méthodes d’apprentissage.

Or, et je le rencontre chaque jour en tant qu’étudiant AIGEME, il existe de nombreux obstacles aux méthodes d’apprentissage liées au numérique. Ces dispositifs de formation libèrent les acteurs concernés d’une certaine contrainte de rigidité mais posent des questions liées à l’organisation des parcours, aux interactions avec les étudiants, leur investissement dans les activités. Les formations classiques font apparaître un phénomène d’inclusion. On paye pour la formation demandée et c’est la raison pour laquelle on appartient à un groupe, à une communauté.

Le grand public aujourd’hui cherche à se former tout au long de la vie. Il est donc nécessaire cd penser des innovations pédagogiques qui répondent à leurs problématiques individuelles sans pour autant réduire le phénomène d’inclusion de la formation.

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Les MOOCs font intervenir de nouveaux facteurs à grande échelle que sont la distance et le temps tout en gardant certaines données telles que la même quantité de moyens et de ressources mais au bénéfice de beaucoup plus d’étudiants. Il faut garder certaines notions telles que l’écoute des apprenants, connaître leurs capacités, leur culture, leur expérience.

Les MOOCs ECO proposent une démarche collaborative à dimension européenne, et pourraient toucher 50 pays potentiels. Il faut donc penser les innovations pédagogiques associées  en tenant compte des diversités des populations touchées, de l’accessibilité des contenus à un public large. Ceci nécessite une remise à plat des méthodes classiques d’apprentissage. Il faut repenser les méthodes d’accompagnement, où des barrières géographiques mais aussi financières et de temps disparaissent.  Les concepteurs doivent garder une certaine qualité de l’apprentissage de leurs contenus.

France Université Numérique (FUN) propose un nombre conséquent de MOOCs, qui touchent à l’heure actuelle 260 000 internautes. Comment penser des méthodes d’accompagnement à si grande échelle ?

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Le système de badges, forme de récompense après l’apprentissage et l’assimilation d’un contenu, est une solution potentielle à la validation des compétences. Mais en quoi est-il pertinent  pour l’apprenant et quel est le degré d’expertise du concepteur qui le propose ? Quelle valeur peut-on en tirer,  quelle pertinence ils ont face à des experts que l’on a ensuite face à soi ? Le badge pourrait être un outil de motivation pour l’apprenant si, et seulement si, il sait ce que cela peut lui apporter pour la suite.

Un MOOC est basé sur la manière dont sont construites les activités et les contenus. La méthode d’apprentissage adopté dans les MOOCs ECO est de favoriser la co-construction par les apprenants en échangeant des artefacts, en liant leurs blogs sur la plateforme du MOOC ou sur un autre environnement pédagogique de type Netvibes. La question est de savoir si le MOOC doit être un intégrateur ou un agrégateur d’artefacts.

La formation ouverte et à distance suppose un accompagnement pédagogique. Cet accompagnement s’articule autour d’outils tels que les forums. Or, on peut faire le constat sur la première itération des MOOC ECO, que la densité des échanges reste peut être à améliorer.  Comment cela est-il concevable ? Améliorer la structure de la plateforme ? Mieux préciser l’accompagnements faits par les E-claireurs et les E-veilleur ?

Lors de notre intervention, on a partagé certains ressentis liés au Master et à l’introduction des MOOCs. Le Master AIGEME se fait à distance et repose sur une approche collaborative. Ceci nécessite d’utiliser des outils qui peuvent être différents d’un apprenant à un autre mais répondent à leurs  besoins en termes d’usages pédagogiques individuels. On peut ainsi citer les forums du Moodle, des applications telles que Trello pour l’organisation,  Google + pour le partage de contenus. On est dans une démarche de co-construction.

e-Learning Concept. Computer Keyboard

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