Approche didactique du numérique/L’apprentissage et l’approche connectiviste

Dans le cadre de travaux sur l’approche didactique du numérique, il nous a été proposé de nous intéresser à ce qu’est l’apprentissage. L’apprentissage correspond à l’acte d’apprendre. Il faut bien différencier cet acte du concept d’enseigner. En effet, lorsque l’enseignant propose un dispositif d’apprentissage, un cours, c’est  l’apprenant d’utiliser des mécanismes pour assimiler les informations et les apprendre.

On parle donc ici de l’acte d’apprendre, qui est très complexe à cerner. Il existe différentes théories de l’apprentissage : le transmissif, le behaviorisme, le gestaltisme, le constructivisme, le cognitivisme, le neo cognitivisme ou encore l’apprentissage social. Toutes ces méthodes peuvent être étudiées dans les pratiques d’apprentissage intégrant les NTIC. Chez les behavioristes, l’apprentissage passe par différentes phases : le déclenchement d’un stimulus va engendrer une réponse. C’est un apprentissage linéaire. Le connectivisme, lui, passe par le traitement de l’information, son stockage dans la mémoire, avant une éventuelle récupération pour être utilisée dans des situations futures. Le constructivisme, comme son nom l’indique, passe par la construction des savoirs. Le socio-constructivisme consiste, lui, en un apprentissage en société.

Or, selon Georges Siemens et Stephen Downes, l’utilisation des outils issus des NTIC fait développer chez nous une approche d’apprentissage dite « connectiviste ». Cette approche correspond à une synthétisation des informations reçues, de les communiquer à d’autres, de contribuer à un projet commun, collaborer  afin au final de co-construire nos savoirs. Selon cette théorie, l’apprentissage correspond à un processus dans lequel il y a connexion entre des sources d’information diverses. L’apprentissage est facilité par le maintien de ces connexions. La connaissance résulte des différents types de ressources et de points de vue à disposition de l’apprenant. L’apprentissage est déjà apparent dans la prise de décision. Selon cette théorie, l’apprentissage passe aussi par le lien entre les idées et les concepts. Dans cette approche, les connaissances sont continuellement mises à jour et en évolution. Le connectivisme se décompose en cinq éléments :

  • La communication
  • La collaboration
  • La motivation
  • La créativité
  • L’intégration

Ce processus d’apprentissage passe par l’utilisation de blogs, de wikis, de réseaux sociaux, de forums, de visioconférence. On est dans la construction des connaissances à l’aide d’outils issus des NTICs. Les méthodes d’apprentissage évoluent avec les formes d’outils que l’on va utiliser et qui se succèdent.

Certains s’accordent à dire pourtant que le connectivisme n’est pas une théorie d’apprentissage mais plus une vision pédagogique particulière.

Il n’est dans tous les cas sans contestations possible de déclarer que les outils du numérique modifient profondément l’acte d’apprentissage.

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